Guide pratique

Joints de fenêtres et de façades : savoir s'ils contiennent des PCB

Joints de fenêtres ou de façade d'avant 1975 : comment repérer les PCB, quels risques, quelles étapes avant travaux. Demandez votre devis gratuit.

  • Diagnostiqueur reconnu FACH
  • Laboratoire accrédité SAS
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Vous voulez changer des fenêtres, refaire une façade ou simplement comprendre ce que contient le mastic qui borde vos huisseries ? Si l’immeuble date des années 1950 à 1970, une question se pose avant de sortir le cutter : ces joints contiennent-ils des PCB ? Ce guide explique ce que sont ces substances, où elles se cachent, comment les confirmer et quelles démarches suivre à Genève et dans le canton de Vaud.

Ce que sont les PCB, en deux mots

Les PCB (polychlorobiphényles) sont des composés chimiques fabriqués pour leur stabilité : ils résistent à la chaleur, restent souples et ne s’enflamment pas facilement. L’industrie du bâtiment les a donc ajoutés à des mastics et à certaines peintures. Ils sont interdits en Suisse depuis 1986, mais les ouvrages posés avant cette date les conservent.

Le problème tient à leur persistance. Ils ne se dégradent presque pas, s’accumulent dans les graisses de l’organisme et sont soupçonnés d’avoir des effets sur la santé en cas d’exposition prolongée. Dans un bâtiment, ils peuvent s’échapper lentement du joint, se fixer sur les poussières ou s’infiltrer dans le support voisin.

Pourquoi les joints de fenêtres et de façades sont concernés

Entre 1955 et 1975 environ, on a beaucoup posé des mastics élastiques à base de caoutchouc synthétique pour étanchéifier :

  • le pourtour des fenêtres, entre le cadre et la maçonnerie ;
  • les joints de dilatation entre éléments de façade préfabriqués ;
  • les raccords de balcons, de loggias et de panneaux d’allège ;
  • certains joints de toiture ou de cage d’escalier.

Les PCB servaient de plastifiant : ils gardaient le joint souple pendant des décennies. C’est pour cela qu’un vieux mastic peut sembler « encore bon » alors qu’il est justement le plus chargé.

Quels bâtiments sont à surveiller

La période de construction est le premier indice, mais pas le seul. Un immeuble plus récent peut avoir été rénové à l’époque où ces produits circulaient encore, et un bâtiment plus ancien a pu recevoir de nouvelles fenêtres entre 1955 et 1975.

SituationPourquoi vérifierOù chercher en priorité
Immeuble ou villa construits entre 1955 et 1975Période de forte utilisation des mastics aux PCBJoints de fenêtres, joints entre éléments de façade
Bâtiment plus ancien rénové à cette époqueFenêtres ou façades refaites avec ces masticsPourtour des fenêtres remplacées, raccords de balcons
Barre ou tour préfabriquéeNombreux joints de dilatationJoints verticaux et horizontaux de façade
Bâtiment scolaire, administratif ou industriel de l’époqueGrandes surfaces vitrées et joints étendusFaçades-rideaux, allèges, joints de toiture
Construction après 1980Risque faible, mais d’autres polluants possiblesVérifier plutôt les isolants et revêtements

Reconnaître un joint suspect : les indices, et leurs limites

Certains signes doivent vous alerter, sans jamais remplacer une analyse :

  • un mastic gris, brun ou noir, épais, resté élastique ou devenu dur et craquelé ;
  • une trace d’huile ou un halo sombre sur la maçonnerie autour du joint ;
  • une odeur chimique légère près des fenêtres par temps chaud ;
  • un joint d’origine, jamais remplacé, dans un bâtiment de l’époque concernée.

Attention : un joint blanc ou récent n’est pas forcément sain, et un joint d’aspect usé n’est pas forcément contaminé. L’œil ne distingue pas un mastic aux PCB d’un mastic sans PCB. Seule l’analyse tranche.

Les risques réels, sans dramatiser

Un joint intact, en bon état et que personne ne manipule ne représente pas une urgence. Le risque augmente dans trois cas :

  1. Les travaux : découpe, grattage, ponçage, perçage ou démolition libèrent des particules dans l’air et sur les surfaces.
  2. La migration : avec le temps, les PCB passent du joint vers le béton, la brique ou l’enduit voisins, qui deviennent à leur tour contaminés.
  3. L’air intérieur : dans une pièce peu aérée, les composés les plus volatils peuvent s’accumuler près des fenêtres.

Les enfants, les femmes enceintes et les personnes qui passent beaucoup de temps dans la pièce concernée sont les plus sensibles à une exposition répétée. Pour les ouvriers, la protection pendant le chantier relève des règles de la Suva.

Comment confirmer la présence de PCB : le déroulement du diagnostic

Un diagnostic PCB suit des étapes simples, que vous pouvez préparer en rassemblant ce que vous savez du bâtiment.

  1. Étude des plans et de l’historique. Date de construction, rénovations, changements de fenêtres, anciens rapports. Plus vous avez de documents, plus le repérage est précis.
  2. Visite et repérage visuel. Le diagnostiqueur parcourt les façades et les pièces, localise chaque type de joint et note son état.
  3. Prélèvements. De petits échantillons de mastic sont découpés avec soin, emballés et étiquetés. Quand le support voisin est suspecté, on peut aussi prélever dans la maçonnerie.
  4. Analyse en laboratoire. Les échantillons partent chez un laboratoire accrédité SAS. Pour en savoir plus sur cette étape, lisez l’analyse d’un échantillon en laboratoire.
  5. Rapport. Il indique où se trouvent les joints contaminés, leur état, la quantité concernée et les mesures à prendre. Le contenu type est détaillé dans Que contient un rapport de diagnostic polluants.

Dans certains cas, une mesure de l’air intérieur complète le dispositif, notamment quand des occupants vivent à proximité de joints dégradés.

Que faire selon le résultat

Pas de PCB détectés

Vous pouvez remplacer les joints ou les fenêtres selon les méthodes habituelles. Gardez le rapport : il prouve que la question a été traitée, ce qui sert lors d’une vente ou d’un dossier de travaux.

PCB détectés dans un joint en bon état

Plusieurs options existent selon l’usage du bâtiment et le projet :

  • laisser le joint en place, sous surveillance, si aucun travaux n’est prévu et si l’air intérieur est sain ;
  • recouvrir ou isoler le joint pour limiter les contacts ;
  • planifier son retrait avec les travaux de rénovation.

Le rapport émet une recommandation. La décision revient ensuite au propriétaire ou à la copropriété.

PCB détectés avant des travaux

Le retrait doit être préparé : zone de travail confinée, aspiration à la source, équipements de protection, nettoyage des surfaces voisines et, si le support est contaminé, traitement ou remplacement de la partie atteinte. Les déchets suivent une filière spécifique. Le guide sur les déchets de chantier pollués explique le tri et l’élimination.

Travaux, autorisation et déchets : les repères à Genève et dans le canton de Vaud

Lorsque vous rénovez un bâtiment ancien, les polluants font partie de la préparation du chantier. L’ordonnance sur les déchets (OLED) demande au maître d’ouvrage d’identifier les polluants avant les travaux et de prévoir leur élimination quand des déchets pollués sont attendus. Un joint aux PCB entre clairement dans cette catégorie.

Côté démarches, un repérage des polluants, au minimum l’amiante, est demandé avec la demande d’autorisation ou de permis pour les travaux sur un bâtiment construit avant 1991. Comme les années 1955 à 1975 sont incluses dans cette période, un diagnostic combiné évite de passer deux fois sur place. Nos guides détaillent les usages locaux : polluants et autorisation de construire à Genève et polluants et permis de construire dans le canton de Vaud.

Le tissu bâti diffère un peu d’un canton à l’autre. À Genève, on trouve beaucoup d’immeubles de rapport et de grands ensembles des années 1960 et 1970. Dans le canton de Vaud, l’arc lémanique compte de nombreux immeubles et villas de la même période, tandis que les villages gardent un bâti plus ancien rénové par étapes. Dans les deux cas, c’est l’historique des rénovations qui compte plus que l’adresse.

Bien préparer votre demande

Pour gagner du temps, rassemblez avant la visite :

  • l’année de construction et celle des principales rénovations ;
  • les factures ou plans de changement de fenêtres, s’ils existent ;
  • l’accès aux façades, balcons et locaux techniques ;
  • la liste des travaux envisagés et leur calendrier ;
  • les coordonnées de la régie, du syndic ou de l’architecte, si vous n’êtes pas seul décideur.

Pour une PPE, pensez à informer le syndic et à demander si un diagnostic existe déjà dans les archives de l’immeuble. Cela évite de payer deux fois la même étude.

Qui fait quoi, et qui paie

En règle générale, le propriétaire ou le maître d’ouvrage commande le diagnostic, car il est responsable du bâtiment et des déchets qui en sortent. Dans une copropriété, la décision passe par l’assemblée ou l’administration. Le sujet est traité dans le guide Qui paie le diagnostic polluants. Le coût dépend du nombre de joints, de la taille des façades, du nombre d’échantillons et de la complexité d’accès, et nous le précisons dans un devis personnalisé.

Demandez votre devis gratuit

Vous avez un doute sur les joints de votre immeuble, de votre villa ou de votre projet de rénovation ? Décrivez-nous le bâtiment dans le formulaire de la page : année de construction, type de travaux, commune. Nous vous répondons avec un devis gratuit sous 24h, et notre équipe de diagnostiqueurs reconnus FACH peut intervenir sous 48h une fois le rendez-vous convenu.

Questions fréquentes

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