Nos diagnostics

Repérer tous les polluants du bâtiment avant de rénover ou de transformer

Plomb, PCB, HAP, HBCD, radon, amiante : identifiez les polluants de votre bâtiment avant les travaux à Genève et Vaud. Demandez un devis gratuit.

  • Diagnostiqueur reconnu FACH
  • Laboratoire accrédité SAS
  • Devis sous 24h
  • Intervention sous 48h

Avant de casser une cloison, de refaire une façade ou de changer des fenêtres, une question simple se pose : que contiennent vraiment les matériaux que vous allez toucher ? Dans un bâtiment ancien, la réponse n’est pas toujours rassurante. Plusieurs substances utilisées pendant des décennies sont aujourd’hui interdites ou réglementées, car elles nuisent à la santé ou à l’environnement.

Le diagnostic polluants avant travaux répond à cette question avant que le chantier commence. Il identifie, localise et évalue les substances dangereuses présentes dans le bâtiment. Il vous permet de prévoir les protections, le tri des déchets et le budget réel de votre projet, sans mauvaise surprise.

Pourquoi un diagnostic avant les travaux ?

Un polluant n’est pas dangereux tant qu’il reste intact et enfermé dans un matériau. Le risque apparaît quand on le perce, le ponce, le découpe ou le démolit. Les fibres, les poussières et les vapeurs se répandent alors dans l’air, sur les vêtements, dans les pièces voisines.

Le repérage préalable sert trois objectifs :

  • protéger les personnes : ouvriers, habitants, voisins, et en particulier les enfants et les femmes enceintes, plus sensibles au plomb ;
  • éviter les arrêts de chantier : une découverte en cours de travaux oblige à tout suspendre, à faire intervenir des spécialistes et à décaler les corps de métier ;
  • maîtriser les déchets : un matériau pollué ne se jette pas dans une benne ordinaire. Sa filière d’élimination doit être connue d’avance.

L’ordonnance sur les déchets (OLED) place cette responsabilité chez le maître d’ouvrage : il doit faire identifier les polluants avant les travaux et prévoir leur élimination quand des déchets pollués sont attendus, ou quand le volume de déchets dépasse 200 m³. Notre guide sur les déchets de chantier pollués détaille le tri et les filières.

Les polluants que nous recherchons

Chaque polluant a son époque, ses matériaux et ses risques. Voici le panorama complet.

PolluantOù le trouve-t-on ?Période typique
AmianteFlocages, colles, plaques, conduits, joints, crépisBâtiments d’avant 1991
PCBJoints de fenêtres et de façades, certaines peinturesSurtout 1955 à 1975
PlombAnciennes peintures, minium antirouille, conduites d’eauSurtout avant les années 1960, parfois plus tard
HAPColles noires sous parquets, étanchéités et revêtements au goudronSurtout avant les années 1990
HBCDIsolants en polystyrène expansé ou extrudéJusqu’au milieu des années 2010
RadonGaz venant du sol, dans caves, sous-sols et rez-de-chausséeTout bâtiment, quelle que soit l’époque

L’amiante

Interdit en Suisse depuis 1990, l’amiante a été utilisé partout dans le bâtiment pour sa résistance au feu et à la chaleur. Tous les bâtiments construits avant 1991 sont concernés. Ses fibres, invisibles à l’œil nu, sont dangereuses quand elles sont inhalées. Notre page sur le diagnostic amiante détaille les matériaux à risque, et notre site spécialisé amiante-diagnostic.ch approfondit le sujet.

Les PCB

Ces composés chlorés, interdits en Suisse depuis 1986, servaient à garder les mastics souples. On les trouve surtout dans les joints autour des fenêtres et entre les éléments de façade des immeubles construits ou rénovés entre 1955 et 1975. Ils restent dans les poussières intérieures et contaminent le sol autour du bâtiment. Voyez le diagnostic PCB et le guide sur les PCB dans les joints de fenêtres.

Le plomb

Le plomb se cache dans les peintures anciennes, notamment la céruse et le minium antirouille, ainsi que dans de vieilles conduites d’eau. Le danger vient des écailles et des poussières produites par le ponçage ou le décapage. Pour une rénovation de façade ou de boiseries, le diagnostic plomb est un réflexe. Le guide sur le plomb dans les peintures anciennes vous aide à repérer les signes.

Les HAP

Les hydrocarbures aromatiques polycycliques se trouvent dans les produits issus du goudron : colles noires sous d’anciens parquets ou revêtements de sol, étanchéités de toiture et de terrasse, certains enrobés. Ils sont persistants et peuvent être cancérigènes. Quand vous retirez un vieux sol, le diagnostic HAP évite de démolir sans le savoir une colle polluée.

Le HBCD

Cet additif retardateur de flamme équipait les isolants en polystyrène expansé (EPS) et extrudé (XPS) jusqu’au milieu des années 2010. C’est un polluant organique persistant. Les déchets qui en contiennent doivent être incinérés et ne vont pas en décharge. Dès que vous déposez une isolation de façade ou de toiture, le diagnostic HBCD est utile.

Le radon

Le radon est un gaz radioactif naturel qui monte du sol et s’accumule dans les locaux mal ventilés. C’est la deuxième cause de cancer du poumon après le tabac. L’ordonnance sur la radioprotection fixe une valeur de référence de 300 Bq/m³ dans les locaux où des personnes séjournent régulièrement. Une transformation (nouvelle étanchéité, changement d’usage d’un sous-sol, rénovation énergétique) modifie la ventilation et donc le risque. Une mesure se fait avec des dosimètres passifs pendant au moins 90 jours, en période de chauffage. Notre guide pour mesurer le radon chez soi explique la marche à suivre, et le diagnostic radon s’intègre au projet.

Pourquoi les chercher ensemble ?

On pourrait traiter chaque polluant séparément. En pratique, ce serait plus long, plus compliqué et plus risqué.

  1. Les polluants se superposent. Une même façade peut combiner un joint au PCB, une peinture au plomb et une isolation au HBCD. Les traiter à part, c’est risquer d’en oublier un.
  2. Une seule visite, un seul interlocuteur. Vous ne bloquez pas l’accès au bâtiment à plusieurs reprises, et les locataires sont dérangés une seule fois.
  3. Un document unique pour les entreprises. Elles chiffrent leur travail sur la même base, ce qui rend les offres comparables.
  4. Une stratégie de chantier cohérente. Savoir ce qui est pollué, où et dans quel état permet de décider de l’ordre des interventions et des zones à confiner.

Le diagnostic reste proportionné au projet. Pour une transformation limitée, nous ciblons les éléments réellement touchés. Pour une démolition, l’inventaire est plus complet, puisque tout le bâtiment disparaît.

Comment se déroule un diagnostic

Notre méthode suit les mêmes étapes d’un bâtiment à l’autre.

  1. Étude des plans et de l’historique. Année de construction, transformations passées, matériaux connus : ce travail de bureau oriente la visite.
  2. Visite et repérage visuel. Nous parcourons les locaux concernés par vos travaux et notons chaque matériau suspect.
  3. Prélèvements et mesures. Nous prélevons de petits échantillons, avec les précautions qui évitent de disperser des poussières. Pour le plomb, une mesure sur place par fluorescence X est possible sans abîmer la surface.
  4. Analyses en laboratoire. Nos échantillons sont analysés par un laboratoire accrédité SAS. Notre guide sur l’analyse d’un échantillon en laboratoire explique ce qui se passe après le prélèvement.
  5. Rapport. Il rassemble les résultats, la localisation et les recommandations.

Nous intervenons en tant que diagnostiqueur reconnu FACH, le Forum Amiante Suisse, ce qui garantit une compétence reconnue pour le repérage de l’amiante.

Ce que contient le rapport

Le rapport est conçu pour être utilisé tel quel par vous, par l’architecte et par les entreprises. Il comprend :

  • la liste des matériaux examinés et les résultats d’analyse ;
  • la localisation de chaque matériau pollué, avec plans ou photos annotés ;
  • l’état de conservation : un matériau intact et un matériau dégradé ne se traitent pas de la même façon ;
  • les recommandations : laisser en place, protéger, assainir avant les travaux ou éliminer pendant le chantier ;
  • les indications utiles pour le tri et l’élimination des déchets.

Pour voir ce que vous recevrez, consultez le guide que contient un rapport de diagnostic polluants.

Les démarches à Genève et dans le canton de Vaud

Dans les deux cantons, un repérage des polluants, au minimum l’amiante, est demandé avec la demande d’autorisation ou de permis de construire pour les travaux sur un bâtiment construit avant 1991. Le rapport fait donc partie du dossier. Anticipez-le : il est plus simple de le commander avant de déposer que de compléter un dossier sur demande des autorités.

Les bâtiments de ces deux régions sont variés : immeubles d’après-guerre et grands ensembles des années 1960 et 1970 en périphérie des villes, maisons de village, bâtiments de centre ancien, villas des coteaux. Chaque type de bâti a ses propres matériaux, donc ses propres points de vigilance. Vous pouvez consulter nos zones d’intervention.

Qui paie, et qu’est-ce qui fait varier le prix ?

En général, le diagnostic est une charge du maître d’ouvrage, c’est-à-dire de celui qui décide des travaux. Pour les cas particuliers (location, copropriété, achat), notre guide qui paie le diagnostic polluants clarifie les situations.

Le coût dépend de la surface concernée, de l’année de construction, de la complexité du bâtiment, du nombre de matériaux différents et du nombre d’analyses en laboratoire. Un devis gratuit vous donne un chiffrage adapté à votre projet précis.

Demandez votre devis gratuit

Vous préparez une rénovation, une surélévation, une transformation ou une démolition à Genève ou dans le canton de Vaud ? Décrivez-nous votre projet dans le formulaire de demande de devis en bas de cette page : adresse du bâtiment, année de construction si vous la connaissez, nature des travaux prévus. Nous vous répondons avec un devis gratuit sous 24h, et nous pouvons intervenir sous 48h si votre calendrier l’exige.

Questions fréquentes

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