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Diagnostic HAP : savoir ce que cachent vos sols et vos étanchéités

Faites repérer les HAP (goudron, colles noires, étanchéités) avant vos travaux à Genève et Vaud. Analyses en laboratoire accrédité SAS. Devis gratuit.

  • Diagnostiqueur reconnu FACH
  • Laboratoire accrédité SAS
  • Devis sous 24h
  • Intervention sous 48h

Un vieux parquet collé au bitume, une toiture plate étanchée au goudron, un sol de cave noir et brillant : ces matériaux ont tenu des décennies, mais ils peuvent contenir des hydrocarbures aromatiques polycycliques, les HAP. Tant que personne n’y touche, ils restent discrets. Dès qu’un chantier commence, la situation change. Le diagnostic HAP sert à savoir, avant de lancer les travaux, ce que votre bâtiment renferme vraiment.

Que sont les HAP ?

Les HAP forment une grande famille de substances produites par la combustion incomplète de matières organiques. Dans le bâtiment, la source principale est le goudron de houille, un sous-produit de la fabrication du gaz et du coke. Pendant des décennies, on l’a employé comme liant, colle et produit d’étanchéité, parce qu’il résiste très bien à l’eau et au temps.

Plusieurs HAP sont reconnus comme cancérogènes. Le plus connu, le benzo(a)pyrène, sert souvent de repère dans les analyses. Le goudron de houille a progressivement été remplacé par le bitume issu du pétrole, bien moins chargé en HAP, mais les anciens ouvrages sont restés en place.

Où se cachent les HAP dans un bâtiment ?

Les matériaux concernés se repèrent rarement à l’œil nu. Voici les endroits où nos diagnostiqueurs regardent en priorité.

Matériau ou ouvrageÉpoque typiqueOù le chercher
Colle noire sous parquets, lames, mosaïques ou dallessurtout avant les années 1990sous les revêtements de sol d’appartements, de bureaux, d’écoles
Étanchéité de toiture plate et de terrassejusqu’aux années 1980 environtoitures, balcons, jardinières, dalles de garage
Revêtements bitumineux au goudronavant les années 1990cours, rampes, parkings, sols de caves
Peintures et enduits d’étanchéité noirsjusqu’aux années 1970 environmurs enterrés, fosses, cuves, fondations
Tuyaux et gaines enrobés de goudronouvrages anciensconduites enterrées, gaines techniques
Enrobés routiers anciensjusqu’aux années 1990 environaccès, trottoirs, voies privées

Cette liste reste indicative. Deux immeubles du même quartier, bâtis la même année, peuvent différer : tout dépend des artisans, des fournisseurs et des rénovations successives. Notre guide sur les HAP dans les colles noires et le goudron détaille comment reconnaître ces matériaux sans les abîmer.

Quels risques pour la santé et pour le chantier ?

Le danger ne vient pas de la simple présence d’un matériau intact. Il vient de ce qu’on lui fait subir.

  • Ponçage, fraisage, décapage : ces gestes produisent des poussières fines que l’on respire ou qui se déposent sur les mains et les surfaces.
  • Chaleur : un chalumeau ou un décapeur thermique sur un matériau goudronné dégage des fumées chargées en HAP.
  • Contact répété avec la peau : les ouvriers qui manipulent du goudron sans protection sont les premiers exposés.
  • Contamination des déchets : un gravat mélangé à du goudron rend toute la benne difficile à éliminer.

Les effets d’une exposition prolongée touchent surtout la peau, les voies respiratoires et, à long terme, le risque de cancer. Pour les professionnels, la Suva fixe le cadre de la protection des travailleurs. Pour les occupants, l’enjeu est d’éviter que les travaux ne dispersent des poussières dans les logements.

Quand faire un diagnostic HAP ?

Le bon moment, c’est toujours avant d’intervenir sur la matière. Les situations typiques sont les suivantes :

  1. Rénovation d’un appartement ou d’un immeuble avec remplacement des sols, notamment quand un parquet ancien doit être enlevé.
  2. Réfection d’une toiture plate, d’une terrasse ou d’un sous-sol dont l’étanchéité est ancienne.
  3. Démolition ou transformation lourde : le repérage s’intègre alors au diagnostic polluants avant travaux.
  4. Vente, achat ou gestion d’un bien ancien, pour connaître les obligations futures avant de s’engager.
  5. Travaux sur des abords : parkings, rampes, cours dont le revêtement noir date de plusieurs décennies.

Dans la pratique, le diagnostic HAP se mène rarement seul. Un bâtiment qui contient du goudron peut aussi contenir de l’amiante, du plomb dans les peintures ou des PCB dans les joints. Nous cherchons ces polluants dans la même visite, ce qui évite de revenir plusieurs fois et de multiplier les rendez-vous.

Comment se déroule le diagnostic ?

Chaque étape a un but précis, et vous savez toujours où nous en sommes.

1. Étude des plans et de l’historique

Nous commençons par ce que vous pouvez nous transmettre : plans, dates de construction, anciens rapports, travaux déjà réalisés. Cela nous aide à cibler les zones à risque et à éviter de percer là où ce n’est pas utile.

2. Visite et repérage visuel

Le diagnostiqueur parcourt les locaux, les toitures accessibles, les caves et les abords. Il note les matériaux suspects, leur état et leur accessibilité. Un parquet collé n’est pas visible : on sonde à des endroits discrets, souvent sous une plinthe, dans un placard ou à l’emplacement d’un seuil.

3. Prélèvements

De petits échantillons sont prélevés de façon à limiter les dégâts et la dispersion de poussières. Chaque prélèvement est identifié, photographié et localisé sur le plan. Le nombre d’échantillons dépend de la taille du bâtiment et de la variété des matériaux, pas d’un forfait.

4. Analyses en laboratoire

Les échantillons partent dans un laboratoire accrédité SAS. Il mesure la teneur en HAP et indique si le matériau doit être considéré comme pollué. Le principe de ces analyses est expliqué dans notre guide sur l’analyse d’un échantillon en laboratoire.

5. Rapport et recommandations

Vous recevez un rapport lisible, qui indique pour chaque matériau où il se trouve, dans quel état il est, si les analyses sont positives et ce que nous recommandons. Le contenu type est décrit dans la page que contient un rapport de diagnostic polluants. Le document peut être joint à une demande d’autorisation et transmis aux entreprises qui chiffreront vos travaux.

Que faire si le résultat est positif ?

Un résultat positif n’est pas une catastrophe. C’est une information qui permet de travailler proprement. Selon la situation, trois voies existent.

  • Laisser en place : si le matériau est intact, recouvert et qu’aucun travaux ne le concerne, on peut le conserver, avec une surveillance et une trace dans le dossier du bâtiment.
  • Encapsuler ou recouvrir : une barrière adaptée évite le contact et la dispersion, quand le matériau n’a pas besoin d’être retiré.
  • Retirer : lorsque les travaux touchent le matériau, l’assainissement est confié à une entreprise équipée, avec confinement des zones, aspiration à la source, protections individuelles et suivi.

Les déchets pollués ne vont pas dans une benne ordinaire. Ils doivent être triés, étiquetés puis dirigés vers une filière autorisée. Quand les déchets bitumineux dépassent la teneur limite fixée par la réglementation, leur élimination est encadrée. Notre page sur les déchets de chantier pollués résume les règles de tri et les obligations du maître d’ouvrage. L’ordonnance sur les déchets (OLED) demande d’ailleurs d’identifier les polluants avant les travaux et de prévoir leur élimination quand des déchets pollués sont attendus.

Genève et Vaud : ce qui change selon le canton

Les deux cantons ont un parc de bâtiments très varié, et les HAP s’y rencontrent dans des contextes différents.

À Genève, le bâti dense des centres, les immeubles de rapport des années d’expansion d’après-guerre et les nombreuses toitures plates et terrasses sont des terrains fréquents pour le goudron et les colles noires. Un repérage des polluants, au minimum l’amiante, est demandé avec la demande d’autorisation pour les travaux sur un bâtiment construit avant 1991. Notre page diagnostic HAP à Genève présente les particularités locales.

Dans le canton de Vaud, on rencontre aussi bien des immeubles urbains que des villas, des bâtiments agricoles reconvertis et des ouvrages industriels, autour du lac et dans l’arrière-pays. La logique est la même : pour un bâtiment construit avant 1991, un repérage des polluants fait partie du dossier de permis de construire. Le guide polluants et permis de construire dans le canton de Vaud explique ce qu’il faut joindre et quand s’y prendre.

Dans les deux cantons, l’important est d’anticiper : le résultat des analyses conditionne le calendrier, le choix des entreprises et la manière d’organiser l’évacuation des déchets.

Ce qui fait varier le coût d’un diagnostic HAP

Nous ne donnons pas de tarif standard, parce qu’il n’existe pas de bâtiment standard. Plusieurs éléments influencent le travail à fournir :

  • la surface et le nombre de niveaux à visiter ;
  • le nombre de matériaux différents à échantillonner ;
  • l’accessibilité des toitures, des caves et des faux plafonds ;
  • l’état d’occupation des lieux, qui peut demander d’intervenir par zones ;
  • le nombre d’analyses en laboratoire ;
  • le regroupement avec d’autres polluants lors de la même visite.

Le plus simple est de nous décrire votre projet : nous vous répondons par un devis clair et sans engagement.

Demander un devis gratuit

Vous prévoyez de refaire des sols, une toiture plate ou un sous-sol, ou vous achetez un bien ancien et vous voulez savoir à quoi vous attendre ? Décrivez-nous le bâtiment, son adresse approximative et la nature des travaux dans le formulaire de demande de devis. Nous vous répondons avec un devis gratuit sous 24h, et nous pouvons intervenir sous 48h lorsque votre calendrier l’exige. Notre équipe est reconnue FACH et vous accompagne du repérage jusqu’au rapport.

Questions fréquentes

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