Onex s’est beaucoup construite au cours du XXe siècle, avec une forte poussée de logements collectifs dans les années 1960 et 1970. On y trouve des barres d’immeubles, des ensembles de logements, mais aussi des villas et des petits bâtiments plus anciens. Beaucoup de ces constructions arrivent aujourd’hui à l’âge des grandes rénovations : façades, fenêtres, toitures, salles de bains, cuisines.
C’est précisément à ce moment que les polluants posent problème. Ils ne se voient pas, ne sentent rien, et ne deviennent dangereux que lorsqu’on perce, ponce, gratte ou démolit. Un diagnostic polluants à Onex consiste à les chercher avant que le premier coup de marteau ne soit donné.
Quels polluants dans le bâti d’Onex ?
Le type de polluant dépend surtout de l’époque de construction et des matériaux employés. Voici les repères utiles pour un immeuble de cette génération.
| Polluant | Où le trouve-t-on ? | Période typique |
|---|---|---|
| Amiante | Colles de carrelage, enduits, dalles de sol, conduits, plaques de façade, toitures | Bâtiments d’avant 1991 |
| PCB | Joints élastiques de fenêtres et de façades, certaines peintures | Constructions ou rénovations entre 1955 et 1975 |
| Plomb | Anciennes peintures, antirouille sur métal, conduites d’eau | Surtout avant les années 1960, parfois plus tard |
| HAP | Colles noires sous les parquets, étanchéités au goudron | Surtout avant les années 1990 |
| HBCD | Isolants en polystyrène de façade ou de toiture | Jusqu’au milieu des années 2010 |
| Radon | Caves, sous-sols, rez-de-chaussée mal ventilés | Tout âge de bâtiment |
Un même immeuble en cumule souvent plusieurs. Une façade assainie dans les années 1980 peut ainsi porter à la fois d’anciens joints, une isolation plus récente et une peinture de l’origine.
Les façades et les fenêtres, premier foyer de risque
Dans les ensembles de logements de l’après-guerre, les fenêtres sont posées dans des cadres scellés par des mastics souples. Ces joints peuvent contenir des PCB, interdits en Suisse depuis 1986 mais encore bien présents dans les bâtiments de l’époque. Changer les fenêtres sans les avoir repérés, c’est risquer de disperser des poussières et de produire des déchets qui demandent une filière d’élimination particulière. Notre guide sur les PCB dans les joints de fenêtres détaille ce point.
L’intérieur : sols, colles et peintures
À l’intérieur, les sols méritent l’attention. Sous un parquet ancien se cache parfois une colle noire contenant des HAP. Les dalles vinyles et leurs colles de pose, les enduits et certains revêtements muraux de cette période peuvent contenir de l’amiante. Quant aux peintures anciennes, elles peuvent renfermer du plomb, un risque réel lors d’un ponçage, surtout si des enfants vivent dans le logement.
Dans quelles situations faire un diagnostic à Onex ?
Le diagnostic n’est pas réservé aux grands chantiers. Il est pertinent dans plusieurs cas :
- Rénovation lourde ou assainissement de façade, y compris le remplacement de fenêtres ou d’une isolation.
- Transformation d’un logement : cuisine, salle de bains, abattage de cloisons, changement de sols.
- Démolition partielle ou totale, notamment avant une reconstruction : voir le diagnostic avant démolition.
- Vente ou achat d’un bien ancien, pour connaître l’état réel du bâtiment.
- Travaux planifiés par une PPE ou une régie, où la responsabilité du maître d’ouvrage est engagée.
- Doute sur le radon dans une cave ou un rez-de-chaussée habité.
Si vous préparez des travaux, notre page sur le diagnostic polluants avant travaux explique la logique générale.
La démarche à Genève : ce qui est attendu
À Genève, un repérage des polluants, au minimum l’amiante, est demandé avec la demande d’autorisation de construire pour les travaux sur un bâtiment construit avant 1991. Le rapport fait donc partie du dossier. Notre guide Polluants et autorisation de construire à Genève précise comment l’anticiper.
S’ajoute la question des déchets. L’ordonnance sur les déchets (OLED) oblige le maître d’ouvrage à identifier les polluants avant les travaux et à prévoir leur élimination, notamment quand des déchets pollués sont attendus ou que le volume dépasse 200 m³. Sans diagnostic, ce concept d’élimination ne peut tout simplement pas être établi.
Pour le cadre cantonal complet, consultez notre page sur le diagnostic polluants dans le canton de Genève.
Comment se déroule notre intervention
Voici les étapes, de la demande au rapport.
- Demande de devis. Vous nous décrivez le bâtiment et les travaux prévus. Le devis gratuit vous parvient sous 24h.
- Étude des plans et de l’historique. Nous recherchons les dates de construction et de rénovation, qui orientent les polluants à chercher.
- Visite et repérage visuel. Nous parcourons les locaux concernés et identifions les matériaux suspects. L’intervention sur place a lieu sous 48h une fois la commande passée.
- Prélèvements et mesures. Nous prélevons des échantillons avec des précautions adaptées, ou nous mesurons directement sur place, par exemple par fluorescence X pour le plomb.
- Analyses en laboratoire. Elles sont confiées à un laboratoire accrédité SAS. Pour comprendre cette étape, voir l’analyse d’un échantillon.
- Rapport. Il localise chaque matériau concerné, indique son état et formule des recommandations. Le contenu est détaillé dans Que contient un rapport de diagnostic polluants.
Nos diagnostiqueurs sont reconnus FACH pour l’amiante. Ils travaillent en préservant au maximum vos locaux et en limitant la gêne pour les occupants.
Le radon : un risque qui ne dépend pas de l’âge
Contrairement aux autres polluants, le radon n’est pas dans les matériaux. C’est un gaz naturel qui monte du sol. Il s’accumule dans les locaux peu ventilés en contact avec la terre. L’ordonnance sur la radioprotection fixe une valeur de référence de 300 Bq/m³ dans les locaux où des personnes séjournent régulièrement. Seule une mesure sur au moins 90 jours en période de chauffage permet de savoir où vous en êtes. Voir notre page diagnostic radon.
Ce qui fait varier le coût
Il n’y a pas de tarif unique, car chaque bâtiment est différent. Le coût dépend notamment :
- de la surface et du nombre de logements ou de locaux à examiner ;
- du nombre de polluants recherchés ;
- du nombre d’échantillons à prélever et à analyser ;
- de l’accessibilité des zones à contrôler (combles, vides techniques, façades) ;
- des délais demandés.
Pour savoir qui prend la dépense en charge, lisez Qui paie le diagnostic polluants. Le plus simple reste de demander un devis, gratuit et sans engagement.
Demandez votre devis gratuit pour Onex
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