Genève compte beaucoup de bâtiments sortis de terre pendant la grande période de construction des années 1955 à 1975. Immeubles de logements, écoles, bureaux, équipements publics : leur façade, leurs fenêtres et parfois leurs peintures ont été réalisés avec des produits qui contenaient des PCB. Ces substances sont interdites en Suisse depuis 1986, mais elles sont toujours là, dans les joints et les revêtements d’origine.
Cette page explique où chercher, dans quelles situations genevoises le diagnostic s’impose, et comment il se déroule. Pour une vue d’ensemble de ce polluant, consultez notre page générale sur le diagnostic PCB.
Où trouver des PCB dans le bâti genevois
Les PCB (polychlorobiphényles) servaient à rendre les matériaux plus souples, plus durables et moins inflammables. On les repère surtout dans :
- les mastics élastiques des joints de fenêtres, de portes-fenêtres et de façades ;
- les joints entre éléments préfabriqués en béton, très courants dans les grands ensembles ;
- certaines peintures et revêtements de protection, en particulier dans les caves, parkings et locaux techniques ;
- d’anciens condensateurs et transformateurs, par exemple dans des luminaires ou des installations techniques.
Le guide PCB dans les joints de fenêtres et de façades détaille les signes qui doivent alerter.
Un tableau pour s’y repérer
| Élément | Époque à risque | Où regarder |
|---|---|---|
| Joints de fenêtres | 1955 à 1975 | Pourtour des cadres, côté façade et côté intérieur |
| Joints de dilatation | 1955 à 1975 | Entre panneaux et dalles préfabriqués |
| Peintures et enduits spéciaux | 1955 à 1975 | Sous-sols, cages d’escalier, locaux techniques |
| Condensateurs anciens | Avant 1986 | Luminaires, coffrets, machines |
Une rénovation menée entre 1955 et 1975 peut aussi avoir introduit des PCB dans un bâtiment plus ancien. L’année de construction ne suffit donc pas : l’historique des travaux compte autant.
Pourquoi cela concerne Genève de près
Le tissu bâti genevois mélange des immeubles anciens du centre, des quartiers construits au milieu du XXe siècle et de grands ensembles de périphérie. Ce sont ces deux dernières familles qui nous intéressent le plus pour les PCB. Dans les communes très construites à cette période, comme Vernier, Lancy ou Meyrin, de nombreux bâtiments arrivent aujourd’hui à l’âge des grandes rénovations de façades.
C’est précisément là que le risque apparaît. Un joint qui contient du PCB ne pose guère de souci tant qu’on n’y touche pas. Mais découpé, gratté ou arraché lors du remplacement des fenêtres ou d’une isolation périphérique, il libère des poussières. Les PCB s’accumulent dans l’organisme et dans l’environnement : mieux vaut les connaître avant de lancer le chantier.
Les situations typiques
Rénover ou isoler une façade
Remplacement de fenêtres, assainissement énergétique, ravalement : ces travaux touchent directement les joints. Le diagnostic doit précéder le démarrage, pour que l’entreprise sache comment retirer les matériaux concernés et où les évacuer. Notre page sur le diagnostic polluants avant travaux décrit cette étape pour l’ensemble des polluants.
Acheter un bien ancien
Un appartement ou un immeuble des années 1960 mérite un regard attentif. Connaître la présence de PCB avant l’achat évite les mauvaises surprises au moment des travaux et aide à négocier en connaissance de cause. Le guide acheter un bien ancien : quels polluants vérifier vous aide à faire le tour de la question.
Préparer une demande d’autorisation de construire
À Genève, un repérage des polluants, au minimum l’amiante, est demandé avec la demande d’autorisation pour des travaux sur un bâtiment construit avant 1991. Nous avons rassemblé les points pratiques dans le guide polluants et autorisation de construire à Genève. Comme les PCB se trouvent dans les mêmes bâtiments que l’amiante, il est judicieux de traiter les deux sujets dans un seul passage.
Démolir
Avant une démolition, tous les matériaux pollués doivent être identifiés pour être triés et éliminés correctement. Voyez notre diagnostic polluants avant démolition et le guide sur les déchets de chantier pollués.
Comment se déroule notre diagnostic
Nous intervenons en tant que diagnostiqueur reconnu FACH. Voici les étapes :
- Étude préalable. Nous parcourons les plans, l’année de construction et l’historique des rénovations pour cibler les zones à examiner.
- Visite du bâtiment. Nous repérons visuellement les joints, peintures et équipements suspects, façade, intérieur et sous-sols compris.
- Prélèvements. Nous prenons de petits échantillons, avec les précautions nécessaires, sans abîmer l’ouvrage plus que nécessaire.
- Analyses. Les échantillons partent dans un laboratoire accrédité SAS. Le guide sur l’analyse d’un échantillon en laboratoire en explique le principe.
- Rapport. Vous recevez un document qui localise chaque matériau, indique sa teneur, son état et les mesures recommandées. Le contenu type est décrit dans que contient un rapport de diagnostic polluants.
Et après le rapport ?
Trois cas se présentent.
- Aucun PCB détecté. Les travaux peuvent se préparer sans précaution particulière pour ce polluant.
- PCB présents mais matériau intact. Vous pouvez le laisser en place tant que vous ne le touchez pas. Le rapport sert de référence pour les futurs travaux.
- PCB présents et travaux prévus. Le retrait doit être planifié par une entreprise qui connaît ces matériaux, avec une élimination conforme. Nous vous aidons à intégrer ces éléments au dossier du chantier.
La question de savoir qui supporte la dépense est traitée dans le guide qui paie le diagnostic polluants.
Un diagnostic qui couvre tout le canton
Nous intervenons dans l’ensemble du canton de Genève, de la ville aux communes périphériques. Si votre projet concerne aussi d’autres polluants, la page diagnostic polluants dans le canton de Genève présente l’offre complète. Nous traitons de la même manière le plomb à Genève et les HAP à Genève, souvent présents dans les mêmes bâtiments.
Demandez votre devis gratuit
Vous préparez une rénovation, un achat ou une demande d’autorisation à Genève ? Remplissez le formulaire de cette page : vous recevez un devis gratuit sous 24h, et nous pouvons intervenir sous 48h. Indiquez simplement l’adresse du bâtiment, son année approximative de construction et la nature des travaux prévus.